Prochaines histoires à délire debout

Il y a des jours où je me dis que ça doit être formidable d'être Jean-Luc
Fonck. Si j'étais Jean-Luc Fonck, ça voudrait dire que je serais
ce crooner au regard certes un peu jaune (à cause de la boisson)
mais tellement dévastateur, au sourire ravagé (je veux dire ravageur),
à la voix de Tergal (le velours étant réservé à un autre) et à
la gestuelle... (je ne trouve pas de qualificatif approprié, car Jean-Luc
a une manière de faire des gestes tellement à lui qu'elle ne
pourrait être décrite que par des gestes de Jean-Luc lui-même ;
l'adjectif gestuel semblant en définitive convenir le mieux pour qualifier
la gestuelle fonckienne) gestuelle. Si j'étais lui, je serais aussi
ce brillant photographe de terrain traquant la vérité partout où elle
se cache. Si j'étais lui, je serais un écrivain à succès, auteur de deux
best-sellers, s'apprêtant à offrir au public impatient mon troisième
recueil d'Histoires à délire debout. Et si j'étais lui, je serais surtout
reconnaissant à mon directeur de collection que j'aime tant, de
m'avoir écrit une aussi jolie post-face.
Philippe Geluck
Directeur de collection