Sainte Germaine de Pibrac : une couronne de garofanos

De Germaine, la petite bergère de Pibrac, nous connaissons mieux les aventures de la canonisation que les événements d'une vie à ce point cachée qu'il fallut le signe de la découverte de son corps, intact quarante ans après sa mort, pour que les mémoires se réveillent, les langues, enfin, se délient et que, devant le prodige, les hommes se découvrent motivés à louer Dieu.
La sainteté de Germaine parle aux cœurs simples, et parce qu'elle n'est pas exclusive, elle appelle aussi les distraits à cette simplicité du cœur qu'est la pauvreté des Béatitudes qui ramène à l'essentiel, puisqu'elle introduit dans le Royaume. Le bon sens chrétien des habitants de Pibrac ne s'y est pas trompé.
Extrait de la préface de Mgr Emile Marcus, archevêque de Toulouse