L'anti bible du marketing et du management : 30 principes fondamentaux à l'épreuve des faits

«Après qu'il eut été condamné par le Saint-Office à abjurer, Galilée
aurait murmuré "Et pourtant elle tourne !". Quitte à risquer le courroux
de la Sainte-Église du management, nous pourrions en dire autant de
nos entreprises. En effet, la pensée managériale présente tant d'aberrations
qu'on ne peut pas manquer de se questionner sur les théories et
méthodes qui la sous-tendent. On peut même si souvent les prendre en
défaut qu'on se demande comment les entreprises "tournent encore".
Et pourtant elles y parviennent... en dépit du marketing et du management,
pourrait-on dire !» Paul Millier
Au fil d'une démonstration brillante, Paul Millier bouscule ces principes
qui ont valeur de crédo dans les entreprises : «le client est roi», «il
faut conquérir la plus grosse part de marché», «la gestion de projets
limite les risques», etc. En effet, dès lors qu'on les confronte à la réalité
des entreprises, ces principes ont tôt fait de révéler leurs limites. Ainsi
de la gestion de projets, si gourmande de moyens, d'informations et de
temps. Quant à l'objectif «conquérir la plus grosse part de marché»,
il demande de tels investissements qu'à ce jeu, on perd souvent plus
d'argent qu'on n'en gagne.
Pour étayer son propos, Paul Millier nous propose de suivre les mésaventures
d'Albert, ingénieur-manager et adepte fidèle de ces principes.
De ses échecs, il tirera de cuisantes leçons qu'il mettra à profit dans
une approche qui voudra «réconcilier la rigueur et l'impertinence» au
service de l'innovation. Car on l'a compris, si ces principes sont mis
à mal, c'est parce qu'ils correspondaient à une époque de stabilité
devenue aujourd'hui l'exception. D'où la pertinence d'une approche
qui favorise le changement et le déséquilibre comme dynamique.