Emile Claus et la vie rurale

L'art lumineux d'Émile Claus a toujours séduit un large public.
Attiré par l'impressionnisme français, Claus a adapté cette approche
pour rendre de façon réaliste son environnement familier, la région
de la Lys. Dans les années 1890, il peint quelques oeuvres qui se
veulent des critiques sociales, avant d'opter rapidement pour une
vision plus esthétisante de la réalité en développant sa propre variante
de l'impressionnisme : le luminisme. Claus en devient la figure de
proue, exerçant une profonde influence sur ses contemporains et
la génération suivante des peintres flamands. Des tableaux comme
Le pique-nique, Les patineurs, Fillettes au champ, Journée d'été
ou La drève ensoleillée respirent la lumière et l'optimisme.
Contrairement à Monet, qui cherche à multiplier les sujets, Claus
revient sans cesse aux mêmes thèmes : la vie villageoise, les travaux
des champs, la vie au bord de la rivière, l'hiver.
Chacun de ces thèmes donne lieu à un chapitre spécifique du
présent ouvrage, s'appuyant sur les meilleures toiles de Claus.
Son oeuvre est confronté à ceux de plusieurs de ses contemporains :
Alfred William Finch, Léon Frederic, Constant Permeke,
Constantin Meunier et Henry van de Velde.