Petite histoire de l'automobile : voyage en miniatures

À peine s'élève le ballon des frères Montgolfïer qu'apparaît le Fardier de Cugnot, fruit des techniques de pointe d'avant la Révolution. Le premier baril de pétrole débarque d'Amérique et voici le premier véhicule à moteur thermique. La petite reine ayant conquis le public, elle sera bientôt équipée de moteurs électriques. Le monde se met doucement mais inexorablement en marche. Daimler et Benz améliorent le moteur thermique, mais personne n'y porte de l'intérêt. Sauf en France, où Panhard,
Peugeot puis de Dion perçoivent son fabuleux potentiel : on peut soulager le cheval en le remplaçant par la force mécanique, plus économique, endurante et propre en ville, en la mettant à la portée de tous. D'abord jouet des plus fortunés, l'automobile
s'impose rapidement grâce aux progrès techniques et devient objet de liberté. En dix ans, le cheval disparaît des rues de Paris, qui sera la capitale mondiale de l'automobile.
Jusqu'en 19391a France est leader en Europe, avec des créations que le monde entier lui envie. Démarrant au milieu du 20<sup>e</sup> siècle avec la voiture pour tous, l'essor mondial explose à l'Ouest puis en Orient pour atteindre près de 1,3 milliard d'unités à ce jour.