Du Poitou à Solferino : itinéraire d'un paysan devenu voltigeur de l'Empire de Napoléon III : roman historique

Du Poitou à Solferino
Il est né au tout début de la Monarchie de Juillet en 1832 dans ces brandes déshéritées ; pauvres terres de groies proches de la Vallée de la Vienne en Poitou.
À l'âge de vingt ans, année du rétablissement de l'Empire par Napoléon III, il est domestique paysan au pied du château médiéval d'Artron, sur la commune d'Usson-du-Poitou. Illettré comme l'immense majorité des conscrits des cantons environnants, il va devoir, deux ans plus tard, en 1854, sacrifier au funeste tirage au sort de la conscription. Il tire « un mauvais numéro », n'a pas les moyens financiers de payer un remplaçant et doit partir soldat pour... sept ans.
« Faiblesse de complexion » révèle le registre des Archives départementales de Poitiers. En clair, c'est un gringalet qui mesure un mètre soixante, « un p'tit fût » comme dit sa mère. Il est pourtant déclaré apte au service.
Son existence va alors radicalement basculer. Il lui faut - non sans déchirement - tout quitter : les siens, ses copains, les lieux familiers de son hameau, son travail obscur et laborieux à la terre, et surtout son Armandine, humble chevrière dont il est éperdument amoureux. Dans cet amour bien platonique qui les lie, saura-t-elle attendre son retour ?