L'assurance-vie et les pensions complémentaires

Le présent ouvrage aborde les principaux problèmes juridiques suscités par l'assurance sur la
vie et les pensions complémentaires en lien avec le droit patrimonial de la famille.
Par un arrêt rendu le 26 mai 1999 sur question préjudicielle, la Cour d'arbitrage a déclaré que
les articles 127 et 128 de la loi du 25 juin 1992 réglant le statut patrimonial des prestations
d'assurance-vie étaient contraires au principe d'égalité des citoyens devant la loi inscrit dans
les articles 10 et 11 de la Constitution.
Un constat s'impose aujourd'hui : les articles en question n'ont toujours pas été remplacés.
Cette carence est la source d'une insécurité juridique considérable non seulement pour les
souscripteurs et les bénéficiaires, mais aussi pour les opérateurs du marché, les notaires, les
intermédiaires d'assurances et, plus largement encore, toute personne appelée à fournir des
conseils dans ce secteur.
Pour éclaircir la question, il a paru indispensable de dresser d'abord un état des lieux sur le
plan technique afin de remettre un peu d'ordre dans un paysage devenu horriblement complexe
en raison de la variété des produits, de la multiplicité des opérateurs et aussi, il faut le
reconnaître, des initiatives dispersées du législateur.
On examine ensuite les questions spécifiques liées au sort du contrat ou de l'engagement de
pension, ainsi que des prestations dans le cadre de la liquidation de la succession et du régime
matrimonial.
Eu égard aux implications particulièrement importantes de la matière, il était par ailleurs indispensable
de dresser un tableau des dispositions fiscales applicables aux mécanismes juridiques
examinés.
Cette publication rassemble les contributions de différents spécialistes en la matière, présentées
lors d'une après-midi d'études organisée à Bruxelles, le 11 mai 2006, conjointement par
le DES en droit et économie des assurances de l'Université catholique de Louvain et le
Département des recyclages en droit des Facultés universitaires Saint-Louis.