Correspondance Alexandre Vialatte-Henri Pourrat, 1916-1959. Vol. 2-1. Lettres de Rhénanie : février 1922-avril 1924

La Correspondance Alexandre Vialatte-Henri Pourrat est un ensemble
épistolaire quasi inédit, de plus de mille lettres qu'échangèrent, entre
1916 et 1959, Alexandre Vialatte (1901-1971) et Henri Pourrat (1887-1959).
Succédant aux Lettres de collège (1916-1921), publiées en 2001, les
Lettres de Rhénanie (1922-1927) en constitueront les tomes 2 et 3. Cet
ensemble épistolaire important de 211 plis est constitué des lettres
envoyées à Pourrat par Vialatte, durant les six années qu'il passa en
Allemagne. Le premier volume, Lettres de Rhénanie I , présenté ici, réunit
les lettres écrites entre février 1922 et avril 1924.
Alors que Pourrat, resté à Ambert, publie ses premiers ouvrages
importants : Gaspard des Montagnes et Chansons... Liberté en 1922, Les
Jardins sauvages en 1923 et acquiert peu à peu une notoriété qui dépasse
les limites de sa province, le jeune Vialatte découvre des univers nouveaux,
au coeur des Territoires rhénans sous occupation française. À
Spire, puis à Mayence, où il devient, en juin 1922, rédacteur de la Revue
Rhénane , le jeune homme multiplie les expériences. Les Lettres de
Rhénanie I offrent ainsi le premier volet d'une documentation nouvelle
sur une période de sa vie et de ses travaux - souvent évoquée par les
critiques et les biographes, mais fort mal connue - où commence pour
lui le véritable apprentissage du métier des lettres, au gré de travaux
imposés : traductions et articles divers qui lui laissent peu de temps
pour se consacrer à des oeuvres personnelles («cartes postales»,
romans). Les lettres éditées permettent d'évaluer le rôle mal connu
qu'a joué dans sa formation l'expérience de la Revue Rhénane , organe de
la politique culturelle française en Rhénanie. Elles permettent aussi de
découvrir comment le jeune homme appréhende une période historique
agitée des relations franco-allemandes et acquiert peu à peu cette
optique de spectateur dont il ne se départira guère désormais.