Saint-Malo : cité maritime, station balnéaire

Cet ouvrage est l'histoire illustrée de Saint-Malo depuis son origine jusqu'à
nos jours. Elle commence à la cité d'Alet en Saint-Servan et se poursuit
sur le rocher Aaron avec la naissance de la ville. Pour assurer sa sécurité,
les notables mettent en place un système de défenses composé de forts sur
les îlots de la rade et de remparts avec châteaux, bastions et échauguettes.
Mais Saint-Malo, «qui n'a ni blés, ni vins, ni laines, ni manufactures d'aucune
espèce, que si elle n'avait pas la mer ouverte, elle manquerait de tout pour sa
subsistance», est à l'origine de générations de marins et de pêcheurs, corsaires,
explorateurs, administrateurs, scientifiques et aussi d'écrivains. La ville entretint
des relations avec les grands ports mondiaux, les îles Anglo-Normandes, Terre-Neuve
et Saint-Pierre-et-Miquelon. Accumulant beaucoup de richesses, elle
vécut essentiellement autour de quais, d'écluses et de bassins.
Sous l'impulsion du Dr Chapel, une première société de bains fut créée en 1840.
Installé près du château, cet établissement proposait la location de cabines tirées
par des chevaux ; puis vint le temps des «bains de mer», des casinos, des courses
de chevaux et de la reconnaissance internationale de la cité en «station-voile».
Détruite pendant la Seconde Guerre mondiale et reconstruite «à l'ancienne»,
Saint-Malo est restée fidèle à elle-même : maritime et balnéaire.