Van Cau

L'ascension de Jean-Claude Van Cauwenberghe est une suite de combats
livrés, parfois gagnés, parfois perdus, avec des succès fulgurants et des échecs
déprimants.
Président autoproclamé des Étudiants Socialistes de l'athénée de Morlanwelz en
1960, cet immigré flamand de la cinquième génération devient bourgmestre de
sa ville natale, Charleroi, qu'il transforme et modernise
Rien ne lui sera épargné. Il subira les calomnies, la diffamation, dégustera les
injures, les attaques les plus basses. Lorsqu'il est nommé Ministre-président du
Gouvernement wallon, il s'identifie derechef à sa région et maintient le cap
durant quatre ans malgré une conjoncture difficile. À l'été 2004, Elio Di Rupo le
confirme dans sa haute fonction et, cerise sur le gâteau, il devient Commandeur
de la prestigieuse Légion d'honneur française.
Au-delà de son image officielle d'homme d'État (wallon), il y a aussi et surtout un
être humain pétri de chair et de sang bouillonnant. Une certaine timidité et une
pudeur certaine camouflent ses côtés sentimentaux et affectifs. Curieux de tout, il
a conservé à l'aube de la soixantaine une rare fraîcheur et une sensibilité d'enfant
émerveillé qui font oublier sa boulimie, son autoritarisme, son ego semblable à
son tour de taille.
Une vie en forme de thriller politique...