Les Pères de l'Eglise et la chair : entre incarnation et diabolisation, les premiers chrétiens au risque du corps : actes du Ve Colloque de La Rochelle, 9-10-11 septembre 2011

Les Pères de l'Eglise et la chair : entre incarnation et diabolisation, les premiers chrétiens au risque du corps : actes du Ve Colloque de La Rochelle, 9-10-11 septembre 2011

Les Pères de l'Eglise et la chair : entre incarnation et diabolisation, les premiers chrétiens au risque du corps : actes du Ve Colloque de La Rochelle, 9-10-11 septembre 2011
Éditeur: Caritaspatrum
2012454 pagesISBN 9782953428346
Format: BrochéLangue : Français

Chez nombre de nos contemporains marqués par la pensée de Nietzsche ou

plus récemment par les considérations de Michel Onfray, le christianisme est la

religion de la négation de la chair. La chair comme lieu de l'épanouissement

du désir sexuel mais pas seulement : que l'on pense à la bonne chère des

gourmets, à l'effort magnifié des sportifs, au bien-être procuré par une

thalassothérapie...

Or, comment ne pas être frappé par ce paradoxe : au coeur de la foi

chrétienne, il y a l'incarnation, le «devenir-chair» de Dieu, et au coeur de sa

pratique, la communion à la chair du Christ ?

Comment rendre compte d'un tel décalage - s'il est bien effectif - entre les

présupposés de la foi chrétienne et ses réalisations historiques et contingentes ?

Certes il y a bien Paul de Tarse et sa mise en garde contre l'empire de la chair,

mais c'est très rapidement sur les Pères de l'Eglise et leurs enseignements que

se porte le soupçon.

A partir d'Origène (début III<sup>e</sup> siècle) se multiplient les appels à la

continence et les discours affirmant la supériorité du célibat sur le mariage. Les

chrétiens désertent les lieux habituels de la sociabilité gréco-romaine que sont

le stade, le théâtre ou encore les thermes. La frugalité du monachisme frise

parfois la mise en danger d'autrui. Tout cela pour soumettre la chair, quitte à

l'assommer !

Il restait à vérifier si une telle présentation aussi rapide qu'interprétative est

conforme à ce qu'ont vécu réellement les premiers chrétiens de cette relation à la chair

comme lieu de leur «être au monde». C'est à cette tâche que s'est efforcé de répondre

le V<sup>ème</sup> colloque de Patristique de La Rochelle.

Ce livre est proposé par (0) membre(s)
Ce livre est mis en favori par (0) membre(s)