Le temps, la mort, le moi et la littérature

Le temps, la mort, le moi et la littérature

Le temps, la mort, le moi et la littérature
2014327 pagesISBN 9782757002896
Format: BrochéLangue : Français

Le temps, la mort, le moi et la littérature

Les trois études ici rassemblées doivent être rapportées à un objectif, qui ne s'est révélé et précisé que sur un parcours qui

fut long, complexe, et dont la cohérence n'est apparue que très lentement : c'est en dégageant trois questionnements qu'il

devient possible de mettre en rapport cette série de recherches sur les formes littéraires. Les concepts de forme et de questionnement sont en effet ici considérés, sinon comme synonymes, du moins comme fortement corrélés : ainsi, le temps , la mort et le moi doivent ici être compris non pas comme des « thèmes » qui persisteraient en deçà des aléas de l'histoire, mais comme des manières d'indexer des problématiques sous-tendant des pratiques formelles relatives à des périodes différentes.

Périodes, questionnements, problématiques, formes : quatre piliers, non pas auxquels se référerait a priori une méthode, mais plutôt à la construction desquels a contribué notre recherche.

Le sonnet et le temps

Le poème en sonnets, tel qu'il est pratiqué au XVI<sup>e</sup> siècle (et partiellement repris au XIX<sup>e</sup> siècle) est une façon de « penser le temps  » sinon « sans en souffrir », du moins en proposant une façon tolérable de le vivre, en considérant que le temps ne peut jamais être totalement « perdu ».

Le romantisme et la mort de la mort

Le romantisme a interprété et souvent dénoncé l'idéologie des Lumières et de la Révolution comme conduisant, selon la formule et la logique de Joseph de Maistre («  la mort de la mort ») - formule reprise, probablement de façon involontaire, par l'idéologie googléenne et le « transhumanisme » - soit à une idéologie du surhomme, soit à une « fin de l'homme » (Leconte de Lisle) : en réalité, à une désagrégation des formes canoniques de la prose et de la poésie, du langage et de l'action. Ce mouvement ouvre à l'activité humaine, éthique et esthétique, un champ sans limite, tout

en mettant en danger la création esthétique, et du coup le sujet individuel et collectif lui-même.

L'invention du moi et de l'autobiographie

Enfin, l'autobiographie , notamment depuis Rousseau, met en question la nature même du jugement, le mot étant entendu dans son sens le plus étendu, juridique, théologique et pragmatique et revendique pour le moi contingent et immanent des opérations que l'époque classique avait considérées comme hors de la portée de l'individu et de la société et donc transcendantes par nature.

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