Le djihad à la conquête du monde

Derrière les pudeurs médiatiques et politiques, le tableau lucide des
dangers qui nous guettent
Paris, Montrouge, Dammartin : trois jours de terreur. La suite sera bien
pire. La contagion djihadiste s'étend, y compris en Occident. En plus des
Talibans, d'Al-Qaida et de ses filiales, voici l'État islamique («Daech»)
et les siennes. Sans compter les «indépendants». La terreur va bientôt
franchir un nouveau seuil. Dans la plupart des pays musulmans, un marasme
économique frustrant et la propagation du djihad depuis les révolutions
arabes de 2011 porteront les islamistes radicaux au pouvoir, par
les urnes ou la violence. Les appareils d'État tombés entre leurs mains
aiguillonneront et épauleront les réseaux terroristes pour déstabiliser l'Occident
: déraillements de TGV par la pose de parpaings sur les voies ;
crashs d'avions de ligne causés par des explosifs introduits dans leurs
soutes ou transportés par des modèles réduits télécommandés venant
les percuter, ou bien par des tirs de missiles sol-air ; empoisonnement de
l'alimentation en eau courante et sabotage des circuits électriques des
mégapoles ; sabotage d'installations industrielles de type Seveso faisant
des milliers de morts, et de centrales nucléaires mal gardées provoquant
de nouveaux Tchernobyl...
Le Proche-Orient est voué à une prolifération nucléaire que l'obtention de
la bombe atomique par l'Iran accélèrerait vertigineusement. Le terrorisme
l'utilisera : cela ira du dépôt de matières radioactives dites «sales» dans
les grandes villes à l'emploi de bombes atomiques qui y auraient été introduites
clandestinement.
Laurent Artur du Plessis nous prévient : il est temps de prendre la mesure
de ces menaces et de nous y préparer. Par l'adaptation de nos lois afin
de ne plus combattre les mains liées. Par l'augmentation des moyens
matériels et humains de nos armées, de nos services de renseignement
et de notre police. Par une véritable cohésion stratégique occidentale et
une union résolue avec la Russie contre le djihadisme. Alors nous en viendrons
à bout.