
À bien y penser, cela aurait pu être aussi bien
les ovnis ou le frigidaire. De ces choses dont
la réalité est contestable ; ce qui fait l'affaire
d'Arnaud Labelle-Rojoux et de Laurent Prexl,
puisque l'occasion est toute trouvée de fouler
aux pieds un mythe qui n'a que son auréole
pour se défendre. Auréole tordue, à l'éclat
terni, redressée en symbole de l'absurdité
des cultes. Le King (c'est de lui dont on parle)
est le plus grand ! Il l'est en tout cas depuis
le piédestal d'irrévérence que lui dressent ici
les auteurs.
De l'écriture d'Arnaud Labelle-Rojoux aux
Greatest Hits revisités par Laurent Prexl, c'est
la "bigoterie" des fans qui est montrée du
doigt dans cette apologie de la réappropriation.
Comme Sainte Thérèse, les auteurs sont
ici visités, et Elvis revisité.
D.LS