Tueurs de vie

Geneviève Célant est généreuse. Plutôt que de s'en défendre, elle préfère s'en moquer:
«Je suis à la fois Cosette, Bernadette Soubirou et Sainte-Thérèse de Lisieux. Et pour être complète, il faudrait ajouter à ce portrait, un zeste de Marie Madeleine, la pécheresse».
Elle a peu reçu mais donne beaucoup, quand on regarde ce que fut sa vie.
«J'aurais pu être princesse... je suis simplement devenue une maman, une épouse, une fille modèle pour mon père».
Quand le drame arrive, Geneviève, fidèle à elle même, ravale sa haine, et engage un combat pour dire non à la violence. Elle devient vice-présidente de la «FPASVV» (Fédération Pour l'Aide et le Soutien aux Victimes de la Violence).
Objectifs: accompagner la douleur des familles et rappeler les pouvoirs publics à leur devoir de prévention et de répression.
Emmanuelle, sa nièce de quinze ans, a été violée et assassinée dans la nuit du 17 au 18 janvier 1996, à Garons, dans la banlieue nîmoise...
«Je vais écrire pour toi, Manue, le livre dont tu rêvais et que le destin t'a interdit de réaliser. Le livre de nos vies, si étrangement semblables...»