Contes borains. Vol. 1. Pou dîre à l'èscriène

Le docteur Valentin Van Hassel (Pâturages 1852-1938) a connu une carrière particulièrement féconde, non seulement comme généraliste et chirurgien, mais également comme littérateur. Il a écrit aussi bien en français qu'en picard borain, le parler qu'utilisaient la majorité de ses patients et que lui-même maîtrisait parfaitement.
Sous le pseudonyme de Raveline (la raveline était le pic à deux pointes utilisé par les houilleurs), il a produit une trentaine de pièces pour le théâtres et une soixantaine de contes.
Pou dire à l'èscriène (« Pour dire à la veillée »), son premier recueil de contes, fut publié en 1908.
Les personnages de ces délicieux récits sont des Borains et des Boraines comme il les a connus, avec leurs qualités, qu'il magnifie, et leurs défauts, qu'il stigmatise. Ces qualités et ces défauts ne sont bien sûr pas spécifiquement borains.
L'environnement que Raveline crée dans ses récits est un miroir fidèle de ce que le Borinage était à la fin du XIX<sup>e</sup> siècle et au début du XX<sup>e</sup>. Il nous dresse un tableau particulièrement fidèle de la vie rude de cette population laborieuse à cette époque.
Les textes ont été transcrits dans une orthographe normalisée (« système Feller »). Ils sont accompagnés d'une traduction française et d'explications qui facilitent l'accès à ces contes borains.
En 1856 fut fondée à Liège la Société liégeoise de littérature wallonne, qui s'est donné comme mission de promouvoir les productions littéraires en dialecte. Très rapidement, cette société a élargi son champ d'action à la Wallonie tout entière, ainsi qu'à l'étude scientifique des parlers de la Belgique romane.
C'est cet élargissement qu'exprime son appellation actuelle : Société de langue et de littérature wallonnes . La S.L.L.W. compte quarante membres titulaires, écrivains ou philologues, originaires de toutes les parties de la Wallonie, et plusieurs centaines de membres adhérents qu'anime une volonté commune de défense et de promotion de la culture vernaculaire. Elle s'efforce de faire connaître cette culture en publiant des travaux et des oeuvres littéraires de qualité dans ses revues et dans différentes collections.
Dans la collection « Classiques wallons », la S.L.L.W. se propose de rassembler de bons textes dialectaux du passé (poésie, prose, théâtre, chansons, etc.), dont elle souhaite conserver la mémoire et favoriser la (re)découverte.