Joëlle Duchemin transmet les mémoires ancestrales : elle voit et entend les défunts

L'héritage cognitif familial est, tantôt un cadeau inestimable,
tantôt un véritable poison. Il peut alors encombrer
son hôte et, parfois même, l'empêcher de mener à
bien son existence. Les mémoires ancestrales sont un
héritage émotionnel, semblable à celui du patrimoine
génétique, que l'on croit à jamais enfoui dans l'inconscient.
Comment le débusquer ? Comment le comprendre ?
Comment le déprogrammer ? Joëlle Duchemin nous fait
basculer dans cette invisible réalité le temps d'un éclair.
Rencontre.
«Monsieur, votre grand-père paternel est là, à
votre droite, c'est lui qui me guide depuis
que vous êtes assis face à moi. Vous savez
bien, celui qui a perdu deux doigts à la main gauche».
Croiriez-vous un médium qui vous ferait cette annonce,
sans que vous ne lui ayez jamais parlé de votre grand-père ?
Nos défunts peuvent-ils passer le reste de leurs «jours»
auprès de nous, à veiller sur notre sort, à nous prévenir du
danger ? Tel est le quotidien de Joëlle Duchemin qui «voit»
et «entend» les morts, ou plutôt les reçoit dans son cabinet
en même temps que ses consultants - parfois un peu avant,
car nos défunts, toujours polis, ne se font pas prier ! Faculté
qui lui permet, aujourd'hui, de transmettre aux vivants les
messages que les disparus lui délivrent.
Joëlle Duchemin a 34 ans quand, le 6 juillet 1987, elle est
foudroyée sur le mont Alaric dans l'Aude. A cet instant, son
corps est projeté à plusieurs mètres du lieu où elle se situe
alors. Une initiation par le feu, sur un ancien mont Cathare
l'amène à voyager de l'autre côté du miroir. Elle vit là une
NDE (near death experience) traduit de l'anglais par expérience
de mort imminente (EMI). Il lui est permis, ainsi, de
connaître la vie après la vie et de ne plus avoir peur de la
mort. « C'est une renaissance ! » A partir de là, une succession
d'épreuves l'attendent.
Romaric Liégeois
Journaliste<sup>(1)</sup>
<sup>(1)</sup>
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