Double jeu, n° 13. François d'Assise à l'écran

François d'Assise est sans doute le saint qui a fait l'objet du plus grand nombre de portraits cinématographiques : une vingtaine de films du début des années dix jusqu'à nos jours. De la critique d'ordre figuratif et esthétique des stéréotypes que la culture a imposés dans Les Onze Fioretti de François d'Assise ( Francesco, giullare di Dio , 1950) de Roberto Rossellini aux images d'Épinal du François d'Assise de Michael Curtiz ( Francis of Assisi , 1961), de l'image du révolté contestataire du François d'Assise de Liliana Cavani ( Francesco di Assisi , 1966) à celle plus politique de Pier Paolo Pasolini dans Des oiseaux, petits et gros (Uccellacci e uccellini , 1966), le cinéma offre un large éventail de représentations du Saint et de l'héritage franciscain dont l'actualité s'inscrit dans un dialogue avec le présent. L'esthétique cinématographique elle-même s'imprègne aussi de franciscanisme dans certains films de Federico Fellini ou de réalisateurs contemporains comme Michelangelo Frammartino.