La loi du plus faible : généalogie du politiquement correct

Que pouvez-vous trouver de commun entre la
floraison, en toutes saisons, de cinémomètres le long
des routes, les tabous qui empêchent d'employer
certains mots ou expressions, et la peur des manipulations
génétiques ? Le politiquement correct.
Au contraire des religions et des doctrines des
siècles passés, le politiquement correct n'est pas un
système. Il n'a pas de père fondateur et ne se soucie
guère de cohérence interne. Ces caractéristiques
rendent plus que jamais indispensable le fait de
disposer d'un scalpel bien aiguisé pour mener à
bien son analyse.
Ses nombreuses manifestations, parfois cocasses,
sont passées, dans ce livre, au filtre méthodologique
de la généalogie nietzschéenne. La généalogie
recherche les forces qui s'expriment dans le politiquement
correct, leur originalité, leur manière de
s'imposer, ainsi que le type humain du politiquement
correct.
Le précipité obtenu est composé de trois éléments
: le ressentiment, la négation de l'individu et
le communautarisme. Le ressentiment impose la
loi du plus faible, la négation de l'individu éradique
toute velléité d'autonomie, et le communautarisme
regroupe les moutons politiquement corrects dans
leurs troupeaux respectifs.