Max Charvolen, sur le trésor des Marseillais, Delphes

En 1999, le peintre Max Charvolen décide de se donner, comme
modèle pour son travail sur bâti, un site archéologique. Pour la première
fois, il passera de l'habitat contemporain à un lieu chargé d'histoire.
En mai 2003, avec son équipe, il est à pied d'oeuvre, à Delphes, sur
les ruines du Trésor des Marseillais. Pour l'artiste qui a été appelé à
participer à la célébration du 26<sup>e</sup> centenaire de la ville de Marseille, le lieu
fait sens : c'est dans ce sanctuaire, le plus rayonnant des lieux sacrés
du monde hellénique - et sur la terre même de leur mère-patrie -, que
les Massaliotes ont érigé ce temple dans les années 540 avant J.-C.
En octobre 2007, l'oeuvre est présentée au musée d'Histoire
de Marseille, à portée de vue des vestiges du port antique.
Elle est accompagnée de 2 600 dessins numériques qui font
référence au temps qui nous sépare de la fondation de la ville.
Les articles de cet ouvrage offrent une approche singulière et riche
de l'oeuvre de Max Charvolen. Ils en dégagent l'intérêt au regard de
l'histoire de l'art, de la philosophie, des mathématiques, de la sémiotique
et du patrimoine. L'ensemble des photographies permet de suivre
l'artiste dans son cheminement, de partager son expérience et de
remonter avec lui les étapes de la réalisation du Trésor des Marseillais.