Les pieds-noirs et l'exode de 1962 : à travers la presse française

Plus d'un siècle auparavant, leurs ancêtres avaient
effectué le chemin inverse, abandonnant une vie dont ils ne
voulaient plus en métropole. En 1962, ce fut, contraints par
l'insécurité quotidienne, que les pieds-noirs durent laisser
derrière eux une partie de leur vie.
Auteur volontaire ou non d'un rapatriement «raté», le
gouvernement français ne fut jamais à la hauteur de la
situation, malgré les nombreuses mesures qu'il tenta
d'imposer.
Délaissés, dénigrés même, par une certaine population
métropolitaine, ceux que l'on a désignés comme rapatriés
eurent peu de recours afin d'échapper à la misère qui les
guettait. Tantôt aidés par une population compatissante,
tantôt rejetés par celle qui hier leur avait ouvert les bras, les
Français d'Algérie purent néanmoins trouver une soeur amie
sur qui compter : la communauté pied-noire déjà installée en
France.
Cet ouvrage récompensé par le prix Mare Nostrum 2002 et
le deuxième prix universitaire jeune algérianiste, a été
effectué dans le cadre d'une démarche historique, et mené
dans un souci d'objectivité. Se basant pour l'essentiel sur les
articles de journaux de l'époque, il montre l'impact de ces
derniers sur une population malléable, puisque très éloignée
de la réalité quotidienne des Français d'Algérie.