Aspect du mouvement migratoire à Metz sous le Consulat et l'Empire

Metz, vaste place de dépôt, réduite par l'éloignement des frontières à un
rôle de maintenance et d'instruction, a cependant connu sous le Consulat et
l'Empire et à la différence d'autres grandes villes françaises, un accroissement
de sa population domiciliée. Mais, l'examen des chiffres des entrées et des sorties
montre que si Metz, après le rééquilibrage de la période du Consulat, marquée
par le retour massif d'anciens militaires et d'ecclésiastiques amnistiés, fait preuve
en 1806-1810 d'une certaine attractivité, liée à l'augmentation des entrées du
groupe socio-professionnel production et distribution, celle-ci sera vite
interrompue par les aléas de la fin de l'Empire.
" Nous ne pouvons que nous féliciter de ce travail de Jean Lhote, qui en
cette année du bicentenaire de la proclamation de l'Empire (18 mai 1804), contribue
à la connaissance d'une ville, classée 20<sup>e</sup> des 36 "bonnes villes" de l'Empire
(décret du 22 juin 1804), confrontée aujourd'hui comme à cette époque à l'ouverture
européenne ".
Marie-Josèphe Lhote-Crée
Professeur émérite à l'Université
de Nancy II