Handicap mental profond et musique

«Ils ne demandent rien. Leurs besoins sont
comblés, à heure fixe. Sans un manque. En un
système fermé. Ils sont corps objets de soins, de
nourrissage, de toilette, de changes. Et aussi de
soins médicaux, infirmiers, paramédicaux, voire
chirurgicaux... On s'occupe de leurs corps dans
une dimension de pur réel, de leur corps
fréquemment marqués de séquelles d'atteintes
neurologiques diverses. Ils sont malades, on les
soigne... De certains, on parle comme s'ils étaient
des plantes qui s'allongent, qui se referment...»
Que peuvent la psychanalyse et la musique pour les
handicapés mentaux profonds ?
Ce témoignage vertigineux au «pays des têtes
perdus» scintille d'une profonde humanité et rend
hommage à tous ces soignants anonymes qui
affrontent quotidiennement une part de réel refoulé
et parfois rejeté.