Pleure ô pays ou Les naufragés de l'histoire

Par deux fois jeté en prison et torturé. Justin n'a plus envie de vivre dans son pays qu'il avoue pourtant chérir "comme un fils sa mère". Et pour cause : une dictature des plus cruelles y sévit. Avec comme corollaire : la paupérisation, la crétinisation des hommes, leur ravalement au rang des bêtes de somme.
Dans le pays dont il est question dans ce roman, le système de mort est solidement implanté à telle enseigne qu'il résiste, avec beaucoup de succès, à toutes les tentatives de déstabilisation. Des hommes s'insurgent vigoureusement ; ils crient leur ras-le-bol. Ils échouent, tous. Des Eglises se découvrent une mission politique, elles se donnent comme but de démolir le système : elles se cassent les dents. C'est que, au fil des ans, le "Père de l'indépendance" a réussi, avec beaucoup d'habilité, à monter un système cannibale dont les rouages fonctionnent merveilleusement bien.
Mais voilà qu'un beau jour le géniteur dudit système, le président à vie, succombe inopinément et mystérieusement. Mort naturelle ou assassinat ? Bien plus, le système mourra-t-il avec lui ou, au contraire, lui survivra-t-il ?
Et Justin, dont la famille paie un lourd tribut au dit système, arrivera-t-il à s'évader de son pays ? Il s'y emploie. Car, outre le dégoût, il a témoignage à livrer à la face du monde, un témoignage pour lequel il a déjà dû payer cher.