Le Miradou, un haut-lieu de la communication

Depuis toujours, l'homme a rêvé de communiquer à distance...ce désir
inconscient de vouloir faire franchir, à travers plaines et montagnes, grâce à une technologie
de plus en plus évolutive, un langage commun. A toutes les époques et dans tous les pays on
s'est servi de divers moyens de signaux pour transmettre la parole, qu'ils soient visuels
comme les feux, les fumées ou les étendards..., ou qu'ils soient acoustiques comme les
crieurs, les trompes ou les cloches...
C'est Polybe, le premier, a avoir imaginé un système rudimentaire de transmission par
sémaphore. Il faudra attendre longtemps, bien après l'Antiquité et le Moyen Age, pour voir
apparaître, au XVIIIème siècle, une nouvelle technique de liaison aérienne. La chimèrique idée
de l'homme de concevoir un moyen de communication à distance, entrevue comme un rêve
depuis des siècles, devenait une réalité. Le sémaphore, par son successeur le télégraphe
Chappe, faisait un grand pas pour l'avenir. Il allait détrôner la très ancienne malle-poste et
passer concrêtement dans le domaine militaire.
Malgré l'époque pathétique de la Révolution française, la télégraphie est accueillie
favorablement par l'autorité révolutionnaire du Comité de Salut Public. L'innovant système
permettait d'échanger rapidement, en quelques heures, à une distance jusque-là de plusieurs
jours de courrier, des messages entre Paris et les frontières envahies. Paraissant être la
solution de réaction à l'ennemi, quelques années allaient suffire pour que le télégraphe se
développe sur l'ensemble du territoire français.
C'est le miradou - haut-lieu de la communication - de Castelnau-le-Lez, qui a servi de
cadre au récit technico-historique des événements. Depuis le sémaphore Antique jusqu'à nos
jours, l'exceptionnelle situation géographique de tout temps exploitée, voyait l'installation du
dixième relais de la ligne reliant Avignon à Perpignan ; un des nombreux maillons de la chaîne
optique qui a rayonné à travers la France.