Claudius ou Les beaux jours

Claudius a quatre ans lorsque la seconde guerre mondiale
éclate. La mère tient la maison, le père, plombier zingueur,
écrit des romans qui ne seront jamais publiés.
Défile alors l'enfance de Claudius, de son frère, sa soeur et de leurs copains
à Dinan et dans ses environs, pendant et après l'Occupation. Ils côtoient
les Allemands, observent émerveillés les forains poser leurs tréteaux et
manèges sur la place Du Guesclin, assistent, fascinés, aux exploits d'un
contorsionniste, d'un avaleur de grenouilles, de lutteurs de foire et d'un
gigantesque briseur de chaînes qui empêche les avions de décoller avec ses
dents et deviendra l'ami de Claudius.
Mais pour les enfants de cette époque, quoi de plus exaltant que la
guerre ? Aussi, pendant que les adultes achèvent la grande, Claudius et ses
amis s'exercent à la petite, affrontant une bande rivale autour des tanks
américains éventrés, sans réaliser qu'un de leurs camarades, condamné par
la médecine, ne partagera plus longtemps leurs jeux.
Dans ce roman aux multiples rebondissements qui nous rappelle
irrésistiblement La Guerre des boutons , Yves Jacob nous présente des
garnements cocasses et hauts en couleurs. Il nous conte aussi avec force,
émotion et parfois cruauté ce qui a été pour la plupart d'entre nous les plus
belles années de notre vie.