Claude Lévi-Strauss : l'homme derrière l'oeuvre

À l'occasion du centenaire de Claude Lévi-Strauss,
quelques-uns de ceux qui ont partagé avec lui des
moments de vie intimes ou professionnels témoignent.
Au-delà de l'oeuvre souvent intimidante de l'académicien,
ethnologue, anthropologue dont les travaux ont
révolutionné notre regard sur le monde, de l'humaniste
qui a participé à tous les courants intellectuels, politiques,
littéraires de son temps, de l'indémodable auteur de
Tristes Tropiques entré de son vivant dans la Pléiade, c'est
surtout l'homme qu'ils dévoilent. Un esthète raffiné,
proche des surréalistes, collectionneur, amoureux du
verbe que révèlent Philippe Descola, son dernier thésard,
Françoise Héritier qui lui a succédé au Collège de France,
Vincent Debaene, préfacier de l'édition de son oeuvre dans
la Pléiade, Claudine Herrmann, une amie personnelle, ou
Jean-José Marchand qui a sauvegardé pour la télévision
l'image et la voix des grands penseurs, recueillies dans ses
«Archives du XX<sup>e</sup> siècle».
Le discours de réception de Claude Lévi-Strauss sous
la Coupole le 27 juin 1974, éloge de Montherlant, et
la réponse de l'académicien Roger Caillois qui fit couler
beaucoup d'encre complètent ces portraits pris sur le vif.