Un crime d'Etat ? : la mort étrange de Pierre Bérégovoy

Le 1<sup>er</sup> mai 1993, Pierre Bérégovoy décédait «après s'être tiré une balle dans
la tempe», selon la version officielle servie aux médias.
Le 1<sup>er</sup> mai 2003, alors qu'on commémore le dixième anniversaire de sa mort,
Éric Raynaud se penche par curiosité sur les archives de 1993. Une photo du
Premier ministre le trouble : elle semble montrer un impact de balle au sommet du
crâne. Il y aurait donc eu une deuxième balle. C'est-à-dire une de trop...
C'est le début d'une enquête passionnante durant laquelle l'auteur se verra
confirmer l'existence de ce deuxième projectile, rencontrera des dizaines
de témoins, dans la Nièvre, à Paris et sur la Côte d'Azur, jusqu'à démontrer
l'assassinat de Pierre Bérégovoy. Une enquête très discrète des Renseignements
généraux, comme il le découvrira en route, arrive aux mêmes conclusions que
lui... Ce fait majeur de la V<sup>e</sup> République, longtemps occulté, est toujours resté
suspect dans la mémoire collective, à propos de «Béré», un homme proche de
la «France d'en bas».
L'auteur dévoile ici son enquête captivante qui se lit comme un roman policier,
conduisant ainsi le lecteur dans les arrière-cours de la République, dans ses manipulations,
ses non-dits et autres faux-semblants.