Indochine : insolence rock

«Mais je ne crois pas que tout va bien par ici, je veux aller
quelque part, je veux aller vers un paradis» : en chantant ces
mots, en 1990, Nicola Sirkis ne se doutait pas que le temps du
purgatoire serait aussi long... Au cours des années 90, rien
n'aura été épargné à Indochine, méprisé par une critique rock
pressée de tourner la page des années 80, ignoré par une
industrie du disque obnubilée par les modes et la rentabilité,
frappé par la mort et les renoncements... Pourtant, Indochine
survit, s'accroche... surfant sur les courants new wave, britpop
ou gothique sans sacrifier une once d'intégrité.
Vendu à plus d'un million d'exemplaires, Paradize , 9<sup>e</sup> album
studio d'Indochine, vient aujourd'hui illustrer la ténacité d'un des
groupes les plus controversés de l'histoire du rock français.
Nicola Sirkis a enfin trouvé son paradis... Avec un grand «Z».