Testament de la transmutation métallique. Cosmopolite ou De l'admirable mystère de l'eau

En l'an de grâce 1603, l'Adepte écossais Alexandre Sethon, plus
connu sous le pseudonyme de Cosmopolite , rédigea en latin un troisième
traité qui achevait son oeuvre testamentaire : « Testamentum,
De Transmutationibus Metallorum » - Testament ou De la Transmutation
Métallique , lequel fut enrichi de sa propre main, de onze emblèmes
ou «Clavicules». Selon ses dernières volontés, deux traités,
par l'intermédiaire de son disciple Sendivogius, furent effectivement
offerts au public : De la Pierre philosophale en douze traités , en 1604
et Dialogue du Mercure, de l'alchimiste et de la nature , en 1607, dans la
même ville de Cologne.
Quant à ce tiers traité, il était maintenu, pour répondre à un voeu
ultime, au secret absolu et sous la garde des Filiis doctrinoe ou Maîtres
de l'Art Hermétique, transmettant les sacramentaux et les pratiques
opératoires les plus secrètes aux instructeurs méritants.
Quatre siècles se sont écoulés depuis. Aujourd'hui, un nouvel
esprit en quête de vérité, doublé d'une aspiration sincère et parfaitement
désintéressée semble émerger dans l'étude de notre Art
alchimique. En résonance au prédicat du Cosmopolite, cette quête
nous semble être un signe avant-coureur qui rend possible et même
souhaitable la publication de ce traité secret. C'est pour cette raison
que le traité du Cosmopolite est révélé aux étudiants persévérants
de notre époque.
Cet ouvrage est précédé d'une étude de Chalybe sur les points
majeurs de l'Alchimie minérale, nécessaires à une bonne compréhension
de ce traité incontournable de la littérature alchimique qui
n'avait pas encore été imprimé.