L'art-thérapie et la résolution des conflits

Il fallait déclarer la guerre à la guerre. Absolument. Comme
les bienfaiteurs de l'Humanité l'ont fait et continuent de le faire,
pour les maladies endémiques : la peste, le choléra, la tuberculose
et aujourd'hui le Sida.
La guerre n'est-elle pas la pire des calamités qui frappent les
hommes ?
Que les êtres humains, si intolérants à la frustration et si
prompts à la révolte, supportent la guerre avec tant de
longanimité, voire s'enorgueillissent de subir ses maux, est une
attitude que, en ce qui me concerne, j'ai beaucoup de mal à
comprendre et à accepter.
En effet, exclu, pour mon malheur, de la jouissance de ses
«bénéfices secondaires», je suis bien obligé, comme les
philosophes cyniques, mes frères, de me résigner à la sagesse. Et
faisant bon coeur contre mauvaise fortune, j'ai pris la résolution de
déclarer la guerre à la guerre.
Les aphorismes offerts au public dans cet ouvrage d'initiation :
L'art-thérapie et la résolution des conflits sont les expressions des
vérités tirées de l'utilisation d'une technique originale, celle de la
destruction, créatrice de déchets significatifs.
L'activité artistique est ici conçue comme un combat
impitoyable qui finalement dé-bouche sur la paix par la création
des «beaux-restes» grâce à la médiation du Nom-du-père dont
l'artiste-créateur est le support.