La commune et la crémation

La loi n° 2008-1350 du 19 décembre 2008 relative à la législation funéraire est
venue introduire de nouvelles dispositions concernant le droit de la crémation.
Tout d'abord, la disparition d'une «appropriation privée des cendres» figure
parmi les conséquences marquantes de la création d'un statut civil des cendres
concernant les familles, qui doivent naturellement obéir au nouvel article 16-1-1
du Code civil prévoyant que les cendres des personnes dont le corps a donné lieu à
crémation doivent être traitées avec respect, dignité et décence. Cette affirmation
vient en effet interdire à la famille de faire ce qu'elle veut des cendres (partage,
mélange, abandon dans des décharges...). Ensuite, la destination des cendres obéit
désormais à un article législatif - le nouvel article L. 2223-18-2 -, qui prévoit que
les cendres pourront être dispersées en pleine nature sauf sur les voies publiques,
ou que les cendres intégreront une sépulture traditionnelle ou un équipement
réservé aux cendres (inclus dans le site cinéraire d'un cimetière). Il en est donc fini
de la libre disposition des cendres et de leur dépôt dans les domiciles privés (sauf
accord exprès du préfet pour une inhumation dans une propriété privée située en
dehors des villes et bourgs).
Enfin, le décret du 28 janvier 2011 a - enfin ! - donné un régime juridique aux lieux
de dépôt et d'inhumation des urnes dans le cimetière.
La nouvelle édition de cet ouvrage traite bien évidemment des conséquences de
toutes ces nouveautés.