La souffrance de Rouyibata

La souffrance de Rouyibata
« Peut-être qu'il eût fallu me comporter comme Limanatou... Mais je n'eus pas ce courage de la désespérance générée par l'accablement... Je n'eus pas, non plus, le courage de Dyan Diouldine : le courage de vivre par-dessus le mal-être. »
En se réveillant ce matin du 28 septembre 2009, Rouyibata était dans une jubilation presque enfantine. Et c'est avec un empressement fébrile qu'elle se prépara, sortit du domicile et s'embarqua pour le Stade du 28 Septembre.
Près de deux heures après son entrée dans l'enceinte, elle gardait encore l'espoir et l'enthousiasme qui l'habitaient à son réveil. Mais, subitement, elle vit des hommes, des femmes, des jeunes filles et des jeunes garçons tomber autour d'elle. Elle se mit alors à courir pour s'extirper de l'arène mortifère. Dans sa fuite, Rouyibata fut happée par un « tourbillon de clous » qui la souleva, la fit virevolter avant de la laisser choir dans un gouffre aux limites imprécises. Elle va s'efforcer d'en sortir. Y parviendra-t-elle ?