Les soleils de Lanvaux

Dans son manoir breton, François de Lanvaux, ancien grand
reporter, vit à l'écart du monde. Ses rapports troubles avec sa
gouvernante ne lui masquent pas une réalité qu'il pressent ailleurs,
près de la nature et de l'aventure. Aussi, s'entoure-t-il de rêves. Des
rêves qui vont finir par se recouper avec la réalité. Une réalité
proche des choses de la vie : avec ses passions, ses contradictions,
ses déceptions, et qui le conduira à voyager vers le Sud, à la
recherche d'une autre, et vers de lointaines contrées à la recherche
de lui-même.
La similitude entre François et Claude Dumuis est frappante. Tous
deux écrivent. Cette exigence cette volonté farouche cette
application à décrire, cette fascination pour l'observation
minutieuse des choses et cette jouissance à les exprimer les
rapprochent. Ils ont cette sensibilité à fleur de peau que notre
civilisation a reléguée au fond des greniers et qui ne subsiste que
parce que certains veulent y croire encore. Et si, parfois, la
préciosité de la langue manifeste une élégance aristocratique au
tourment romantique, c'est probablement que l'auteur n'a pas
d'autre issue, sa course ressemblant étrangement à celle,
nostalgique, des étoiles.