La nouvelle police belge : désorganisation et improvisation

En 1998, le gouvernement fédéral a entamé la réforme des services de police
qui devait se réaliser en deux ans. Après des divergences politiques et plusieurs
tentatives avortées, cette réforme se déroule encore d'une façon
assez sinueuse. Des années plus tard, plusieurs composantes, pourtant
importantes, s'avèrent être non réglées. Après avoir décrit l'histoire de cette
réforme, l'attention se porte sur des aspects importants : la constitution difficile
des zones de la police locale ; la police fédérale dominante ; les liens
fonctionnels problématiques entre les deux niveaux ; le système informatique
et télématique en retard ; les contrôles multiples ; un managérialisme trop peu
original. Ensuite, on constate que les principes élémentaires à respecter lors
d'une réforme d'une telle envergure ne le sont pas et, surtout qu'une planification
sérieuse semble avoir été omise. Enfin, on constate qu'il s'agit plutôt
d'une police d'Etat que d'une police de société et que le pragmatisme
domine. Mais on ne sait pas quels sont les effets de la réforme sur le terrain :
la base policière n'a jamais été impliquée et on ne la consulte toujours pas.
L'ouvrage se termine avec des propositions sur ce qui doit encore être réalisé
à courte et plus longue échéance.