L'école dans le roman africain : des premiers écrivains francographes à Boubacar Boris Diop

Les romanciers africains, tantôt apolliniens tantôt
dionysiaques, outre l'inextinguible plaisir esthétique qu'ils
nous offrent - plaisir de la langue, plaisir des images -, nous
proposent également une représentation riche et détaillée du
système scolaire qui les a marqués - non seulement dans leur
formation intellectuelle, mais souvent même jusque dans leur
jeune chair - : c'est dire à quel point les lire, dans une approche
au plus près car vue, vécue et pensée de l'intérieur, nous
permet de prendre pleinement la mesure des rapports parfois si
difficiles qu'entretiennent les systèmes éducatifs et la société
tout entière. Cet ouvrage, à partir de leurs oeuvres, tente de
brosser un portrait de l'école en Afrique noire francophone du
début du XX<sup>e</sup> siècle jusqu'à nos jours - de René Maran et
Thomas Mofolo à Ahmadou Kourouma et Moussa Konaté, en
passant bien entendu par les grandes figures de proue tels
Amadou Hampâté Bâ, Cheikh Hamidou Kane ou Mongo Beti
alias Eza Boto pour ne citer qu'eux, sans oublier nombre
d'auteurs plus confidentiels mais néanmoins tout aussi prolixes
en enseignements. Ce portrait est enrichi par les propos de
Boubacar Boris Diop, enseignant, romancier et journaliste
sénégalais.