Correspondance de la famille Du Guet : une famille forézienne sous l'Ancien Régime : Paris, Montbrison, Trévise, 1683-1750. La correspondance de la famille Du Guet : sociologie, religion, politique

La découverte récente de 168 lettres de la famille Du
Guet - rédigées entre 1683 et 1750 - apporte un
éclairage nouveau sur cette ancienne famille
forézienne anoblie en 1697 en la personne de Claude
Du Guet (1615-1697), procureur du roi à Montbrison
(Loire), le chef de la famille à la fin du XVII<sup>e</sup> s.
On connaît bien la vie et la carrière de Jacques-Joseph
Du Guet, son fils, théologien janséniste (1649-1733),
«admirable coeur, admirable esprit» selon
Sainte-Beuve. Mais on savait peu ou rien à ce jour
sur les autres membres de cette nombreuse famille,
dont plusieurs ont pourtant occupé des fonctions en
vue, tels André, l'aîné, Supérieur de la Maison des
Oratoriens de Soissons, ou Jacques, résidant à Versailles, secrétaire du duc de
Chevreuse, le ministre officieux de Louis XIV. Il n'y a guère que Jacques Du Guet
de Vanet, un autre frère, militaire celui-là, qui soit toujours en quête d'une situation
stable et d'argent, entre la France et l'Italie. Il faut citer aussi - parmi d'autres -
l'émouvante figure de Jeanne Basset, la belle-mère de Claude-Antoine, le magistrat
qui succède à son père à Montbrison.
Évocation au quotidien des vies matérielle, professionnelle et familiale, de la
santé et de la mort, de l'argent, des voyages, des bruits de la Cour, de la politique
ou de la guerre, des scandales religieux - entre Paris, Versailles, le Forez et la
Vénétie, cette correspondance inédite est le témoignage foisonnant et passionnant
de deux générations d'une famille soucieuse de ses intérêts et de son rang sous les
règnes de Louis XIV et de Louis XV, même si «toute cette vie est bien pleine
d'amertume», comme l'écrit en 1733 l'abbé Claude-Joseph Du Guet, le digne neveu
du théologien.