Le syndicalisme en France depuis 1945

Tout en accomplissant leurs activités propres
(grèves, négociations, élections professionnelles),
les organisations de salariés participent
à la vie de la société française, en
raison du poids démographique et de
l'importance économique de celles et ceux
qu'ils représentent.
À la Libération, les syndicats contribuent
de manière décisive à de grandes réformes.
La guerre froide brise l'élan. Le réveil revendicatif
survient à la fin de la guerre d'Algérie.
De 1966 à 1976, la puissance syndicale
est attestée. L'épuisement du keynésiano-fordisme,
le délitement des grands récits
devient perceptible lorsqu'un socialiste
accède pour la première fois à la présidence
de la V<sup>e</sup> République. Divisé, menacé par une
certaine institutionnalisation, le mouvement
syndical ne parvient pas à contrecarrer les
conséquences de la mondialisation libérale.
Le début du XXI<sup>e</sup> siècle s'écrit sur le registre
d'une combativité contrecarrée. Après le
quinquennat contre-réformateur de Nicolas
Sarkozy, le syndicalisme français est confronté
à une crise systémique qui défie tout autant
la mandature de François Hollande.