Histoire de l'Evêché : la police judiciaire marseillaise

Construit au XVII<sup>e</sup> siècle, l'Évêché est le lieu mythique de la police à
Marseille. S'il y a une ville où l'histoire judiciaire a été et est particulièrement
riche, c'est bien Marseille. Il suffit de citer des noms,
des affaires sans aucun sous-titre, sans aucun commentaire superflu
pour faire travailler notre mémoire, ressusciter l'imaginaire collectif.
Qu'on en juge : le vol des bijoux de la Bégum, l'affaire Dominici,
la French Connection , Mémé Guérini, l'affaire Ranucci, Francis le
Belge, Jacky Imbert dit le Mat, Roberto Succo, l'assassinat de Yann
Piat, la mort du juge Michel, la tuerie du bar du téléphone... Sait-on
encore que c'est ici qu'un certain Marcantoni - l'affaire Markovitch -
prit goût aux braquages après avoir tâté du fusil mitrailleur dans les
rangs de la Résistance ? Se souvient-on que c'est ici qu'Alexandre I<sup>er</sup>
de Yougoslavie fut assassiné ? Sait-on que c'est ici qu'a été exécuté
le dernier condamné à mort de France ? Sait-on que c'est ici que l'inspecteur
Canonge de la PJ de Marseille a inventé le fichier qui porte
aujourd'hui son nom et permet des recherches sur les malfaiteurs en
croisant des infos sur le physique, le mode opératoire, etc. ? Ce fichier
est désormais informatisé et utilisé dans tous les commissariats
de France avec beaucoup de succès à la
clef. Marseille la scandaleuse, Marseille la violente,
Marseille l'insoumise, c'est toute cette histoire mouvementée
et passionnante que raconte Alain Tourre,
l'ancien patron de la Police judiciaire de Marseille !