Chronique cinématographique du XXe siècle. Télémafia

Voici son premier livre. Dérangeant, lui aussi. Comme ses films qui appartiennent
à l'histoire du cinéma français.
Des mémoires ? «Non, proteste Autant-Lara, plutôt un mémoire !» Accablant.
Sur une bien étrange aventure survenue au réalisateur, lors de ses
contacts avec la télévision française. À propos de son Lucien Leuwen et, surtout,
de sa Chartreuse de Parme, troisième volet de la trilogie stendhalienne.
Une assez vilaine affaire de 1971.
Autant-Lara prend ses responsabilités. Il ne craint pas la contradiction.
Il promène simplement, comme écrit Stendhal «un miroir le long du chemin».
Stendhal assassiné par ceux qui ont pour mission d'offrir, au plus
grand nombre, les plus beaux fleurons de la culture française. Un témoignage,
féroce et frémissant de sainte colère.
C'est après la parution de ce livre qu'il eut l'idée de rédiger sa «chronique
cinématographique du XX<sup>e</sup> siècle» encore inachevée à ce jour et dont Télémafia
est, en fait, le dernier tome.