Evaluations en placement familial : démarches normatives ? Valorisation des pratiques ? : actes des journées d'étude 2004, Rennes

La loi du 2 janvier 2002 rénovant l'action sociale et médico-sociale
impose aux établissements et services une évaluation des activités et de la
qualité des prestations, ceci sous deux formes :
- interne, par les équipes elles-mêmes ;
- externe, par des organismes accrédités.
S'il ne s'agissait que d'évaluer les techniques et les procédures mises
en oeuvre par les équipes professionnelles, on peut supposer que la
question serait réglée depuis longtemps par des grilles normatives faisant
plus ou moins accord entre tous. Ce qui rend les choses plus délicates,
c'est que l'évaluation en travail social porte sur des aspects sensibles de la
vie sociale (le handicap, la maltraitance, la délinquance...), voire sociétale
(l'exclusion, la citoyenneté...) ou politique et culturelle (projet de société,
valeurs, références communautaires...).
L'évaluation est une "construction sociale" : elle se structure et se
conduit en fonction de différentes représentations, en fonction de l'idée
que les uns et les autres se font de ce qu'il faudrait évaluer et des objectifs
visés.
Les normes construites par le secteur de la production marchande
peuvent-elles être transposées aux activités de service social, et plus
particulièrement au placement familial d'enfants à protéger ou
handicapés ?
Le champ de l'action sociale et médico-sociale peut-il se soustraire à
cette tendance actuelle qui consiste à soumettre les pratiques au regard
public et à l'envahissement de référentiels et de règles concurrentielles ?
La diversité des actions, la complexité des interventions permettent-elles
de parler d'évaluation au singulier ? Elles incitent à s'ouvrir sur des
démarches exigeantes qui prennent le parti de la diversité des approches.
Après avoir réfléchi aux fondamentaux du placement familial lors des
journées 2003, l'A.N.P.F. vous propose de mieux cerner l'évaluation telle
qu'elle se présente aujourd'hui et d'en comprendre les tenants et les
aboutissants.