La réutilisation du patrimoine architectural, pertinence et impertinence : colloque, Centre de perfectionnement aux métiers du patrimoine, abbaye de la Paix-Dieu à Amay, Belgique, 9 et 10 septembre 2004 : actes

Dans l'exercice quotidien de ses missions, l'Institut a été fréquemment plongé dans le
type de débat qui est au coeur de ces deux journées de réflexion. Jusqu'où le respect du
monument classé peut-il aller, lorsque trop d'intransigeance en la matière risque de
compromettre un projet de réaffectation et, avec lui, les moyens financiers qui permettraient
sa restauration ? Jusqu'où l'architecte de ce début de XXI<sup>e</sup> siècle peut-il imprimer
sa marque sur le monument classé, si l'on veut éviter de figer à jamais celui-ci ?
Comment concilier le souhait de l'IPW - et, en général, du pouvoir régional wallon - de
voir des infrastructures culturelles prendre place dans des monuments classés, leur rendant
ainsi une nouvelle vie, et la crainte légitime de certains responsables administratifs
de la Communauté française de ne plus favoriser la création architecturale en Wallonie,
si tous ses moyens sont sollicités pour la réaffectation de monuments classés, et ce, de
surcroît, en brimant toute audace architecturale au nom du respect du monument ?
Freddy Joris,
Administrateur général de l'Institut du Patrimoine wallon