La guerre anglo-française, 3 juillet 1940-11 novembre 1942 : un conflit parallèle et tangent à la Seconde Guerre mondiale

La guerre anglo-française, 3 juillet 1940-11 novembre 1942 : un conflit parallèle et tangent à la Seconde Guerre mondiale

La guerre anglo-française, 3 juillet 1940-11 novembre 1942 : un conflit parallèle et tangent à la Seconde Guerre mondiale
Éditeur: Dualpha
2005641 pagesISBN 9782915461367
Format: BrochéLangue : Français

Du 3 juillet 1940 au 11 novembre 1942, l'Angleterre

et ses alliés ont fait la guerre à la France métropolitaine

et impériale ; l'autre, dite «France libre»

représentait moins de 2 % des hommes en état de

porter les armes. Les motivations anglaises sont

passionnelles et opportunistes. Dès son début cette

guerre a eu pour effet de stériliser le recrutement

gaulliste, réduit après Mers-el-Kébir, au statut individuel

- alors qu'avant le 3 juillet 1940 plusieurs unités

avaient rejoint De Gaulle - et de renvoyer l'escadre à

Toulon, c'est-à-dire à portée des Allemands : ce

sera déterminant en novembre 1942.

Le risque inouï de la neutralisation de Gibraltar et de

Malte, pris par francophobie viscérale, a été jusqu'à

présent occulté par les historiens. Au moment où

l'on s'attend à voir les Allemands traverser la

Manche, les cuirassés anglais sont étalés d'Oran à

Dakar pour coiffer les nôtres !

Coincés «entre l'écorce anglaise et le tronc allemand»,

les Français sont réduits à la défensive

sous peine de paraître alliés de l'Axe. Ces combats

ont tué des milliers de Français et d'Anglais, détruit

plus de navires et d'avions de guerre et de commerce

français en deux ans que les Allemands de

1939 à 1945.

Les vainqueurs de cette guerre stupide ont été les

Allemands et De Gaulle qui, après avoir «écarté»

Darlan, a embrigadé à ses 30 000 soldats les 500 000

combattants de l'armée de Weygand, en limogeant

ou emprisonnant ses amiraux et généraux.

Du maréchal - qui lui a sauvé la mise en n'appareillant

pas avec l'escadre pour Alger - au dernier proconsul,

il s'est vengé de ceux qu'il était allé

combattre. Car jusqu'à sa mort il aura combattu

surtout des généraux français. Un seul grand chef

de Vichy a été blanchi, Juin, camarade de promotion.

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