Mon parrain de Brooklyn

New York, novembre 1963. Russell Newhouse, jeune et
brillant étudiant en lettres, est le secrétaire de la Bhotke
Society, association de vieux immigrés polonais qui gère le
carré réservé aux Juifs dans le cimetière de Brooklyn. Le jour
où Shushan Cats, le caïd le plus craint et respecté de la pègre
juive de la ville, lui confie l'organisation des obsèques de
sa chère maman marque pour Russell le début d'un apprentissage
très particulier. Et celui où Shushan disparaît dans
des circonstances plutôt louches lui ouvre une carrière qu'il
n'aurait jamais envisagée : le gangster l'a désigné comme
héritier. Russell, décidément fort doué, apprend vite les
ficelles du métier et rencontre ce que l'on fait de mieux dans
le Milieu, sans compter un avocat allemand obèse, une juge
corruptible, des agents du FBI dépourvus de toute finesse.
Et, quelques jours avant l'assassinat de JFK, un Texan en
costume de cowboy nommé Jack Ruby...
Chronique noire décalée, portée par un humour juif corrosif,
ce roman peut être lu comme une version 100 % yiddish des
Soprano. Mais la formule de Stephen King fonctionne également
: «Prenez Le Parrain sous l'effet de gaz hilarants, ou
Catch 22 avec des flingues.»