Partis et société civile du Congo-Zaïre : la démocratie en crise : 1956-65 et 1990-97

En juxtaposant les deux périodes de transition démocratique
au Congo/Zaïre - d'une part, depuis l'aube de l'Indépendance
jusqu'au putsch mobutiste (1956-1965) et, d'autre part, de
«l'ouverture» arrachée au dictateur jusqu'à sa chute finale
(1990-1997) -, l'auteur analyse les deux échecs historiques du
multipartisme. A deux reprises, la mise en place d'une
démocratie solidement fondée sur un régime constitutionnel
adéquat a échoué, alors que le pays s'enfonçait dans le chaos
politique ( «congolisation» et «crise zaïroise» ) et dans un
marasme socio-économique à l'opposé de ses potentialités
humaines et matérielles.
A 25 ans de distance, la vie associative ethno-mutualiste ou
corporatiste va se muer, à l'occasion de la fin de l'ère coloniale
comme à la fin de la «Guerre Froide», en vie politique intense
polarisée autour du dilemme unitarisme/fédéralisme. En 1991,
la «Société civile» de tout le pays, rassemblée à Kinshasa, va
accéder aux bancs de la Conférence Nationale Souveraine
(CNS) aux côtés des leaders des partis pour décider de l'avenir
du pays.
L'auteur repasse cette histoire mouvementée, en s'attardant
sur les responsabilités des acteurs du « Changement »,
notamment dans les déchirures identitaires au Katanga/Shaba
comme au Kivu, ayant entraîné le remplacement d'un Mobutu
par un Kabila.