Dialogue de la langue. Dialogo de la lengua (1535)

Juan de Valdés écrit le Dialogue de la langue en 1535.
Dans le contexte castillan, l'oeuvre fait partie, avec la
Gramática de la lengua castellana d'Antonio de Nebrija,
des premiers écrits de la fin du XV<sup>e</sup>-début du XVI<sup>e</sup> en
matière de description de la langue castillane.
Dans le contexte roman de la Renaissance, elle est
représentative des dialogues portant sur des questions linguistiques
et prend part aux débats sur les langues vulgaires.
Le Dialogue a l'originalité d'avoir été écrit à Naples
pour des gentilshommes italiens désireux de connaître le
castillan. Cette situation d'écriture conduit l'auteur qui
veut présenter les particularités de sa langue maternelle à
ancrer son propos de façon délibérée dans un cadre de
références italien.
Dans un souci pédagogique argumenté, Valdés recourt à
la comparaison avec le toscan pour s'adapter à son auditoire
et choisit d'illustrer son propos et ses préconisations
linguistiques par de nombreux proverbes, témoins vivants
de l'usage de la langue et de la culture espagnoles.
Ni grammaire ni traité, le dialogue de Valdés n'en
constitue pas moins une oeuvre majeure sur la langue castillane
du début du XVI<sup>e</sup> siècle.