Au roc de Castelano : odo

O rocher merveilleux, superbe, incomparable, - Avec ta Pierre bonde et tes escarpements effrayants, - Le Très-Haut te planta, - Comme pour rallier son troupeau, le pâtre - Plante parfois sa houlette au milieu des marjolaines : - Rocher, je veux te chanter !
Quand Dieu sema les monts, c'est toi - Qui les contins, énergique, et qui de nos champs - Protégeas les plaines. - Lorsque le Verdon se précipitait à travers monts, - Hurlant, effréné, débordant d'eaux folles, - C'est toi qui l'arrêtas soudain.
C'est toi, rocher puissant, inexpugnable, protecteur, - Qui gardas notre cité et sauvas nos pères, - Dans les jours mauvais - Où Provence, hélas ! pleine de sang et de deuil, - Devant le Sarrazin, comme un bœuf dans le cirque, - Voyait fuir ses fils ;