Dieu, le bonheur et la sorcellerie en Afrique : perspectives psychologiques et religieuses de libération

Le désir de bonheur est une aspiration humaine fondamentale
rencontrée partout en Afrique contemporaine. Mais, d'un point
de vue anthropologique et religieux, ce continent est traversé par
deux grands désirs, pourrait-on dire : le désir sorcier et le désir de
Dieu. Le premier, synonyme du désir de nuisance, de nivellement,
de destruction et finalement de mort, est significativement plus
enraciné dans les mentalités et les moeurs que le second, qu'il
faut considérer, historiquement, comme ayant partie liée avec
l'évangélisation et que l'on peut définir comme une «dynamique
tensionnelle de la foi vécue».
Comment penser le rapport à établir entre ces deux désirs ?
L'auteur de ce livre, qui propose quelques perspectives psychologiques
et religieuses de libération, répond à cette question et à
tant d'autres, en liant d'abord la problématique générale du désir,
symbolisé ici par la sorcellerie, à la difficulté pour les Africains de
gérer les aléas de l'altérité et en soulignant, ensuite, là où il advient,
les exigences de ce désir de Dieu aux plans social, économique,
politique, culturel, éthique et religieux, dont le croyant, surtout s'il
est chrétien, doit pouvoir prendre toute la mesure critique dans son
cheminement humain et spirituel.