Didier Reynders : la face cachée de l'iceberg

Didier Reynders est un personnage atypique de la vie politique
belge. Ayant démarré sa carrière pied au plancher, il a très vite connu les
honneurs, après son entrée au cabinet du vice-Premier ministre Jean Gol :
président du conseil d'administration de la SNCB à 28 ans, chef de cabinet
de Gol à 29 ans, député à 34 ans.
Si collègues, observateurs et amis lui reconnaissent
une formidable intelligence, beaucoup l'estiment
cynique, froid, même glacial. Son ironie au
scalpel et sa réserve ne font qu'ajouter à cette
image d'«iceberg». Image que contredisent le
témoignage de ses proches et la complicité qui
l'unit à sa femme, Bernadette.
C'est cet être, a priori complexe et secret, que
l'auteur a tenté de cerner au travers de plus de
70 témoignages, dont ceux du Premier ministre
grand-ducal Jean-Claude Juncker, de l'ancien commissaire
européen et actuel ministre espagnol des
Finances Pedro Solbès, du français Nicolas
Sarkozy (auteur de la préface), ainsi que nombre
de témoins belges : Albert Frère, Guy Verhofstadt
(qui brosse un insolite portrait chinois de
Reynders), Jean-Luc Dehaene, Philippe Maystadt,
Johan Vande Lanotte, Philippe Moureaux, Louis
Michel, etc. Des centaines d'heures d'entretiens,
des piles d'articles de presse et de documents.
Didier Reynders résume ainsi son parcours
politique :
«J'ai d'abord travaillé
avec quelqu'un d'angoissé, Jean Gol ;
puis avec un impulsif, Louis Michel ;
et maintenant, je m'occupe de tout !»