Représentation de l'autre et réappropriation des mythes

Ce troisième volume de la série Littérature de l'exil -
Littératures métisses présente une vaste gamme
d'auteurs classiques, modernes et post-modernes
pour lesquels la ré-appropriation de mythes et de
symboles ancestraux joue un rôle stylistique dont la
fécondité dépasse cependant largement la forme.
Puiser dans la Bible, le Coran, les Métamorphoses,
L'Odyssée, Robinson Crusoé ou une légende guarani
est une manière d'asseoir une crédibilité littéraire
mais également de construire une esthétique du
paradoxe pour certains, de l'ironie ou de l'anachronisme
pour d'autres. Dans tous les cas, le nouvel espace
offert à l'exilé ne se superpose pas forcément aux
frontières de la culture d'accueil. L'écrivain déraciné
se sert du nouveau terreau qui lui est imposé ou qu'il
a choisi ; il poursuit fatalement une quête identitaire
personnelle ou collective et, par la réactualisation de
grands mythes ou de légendes oubliées, il tente
d'ouvrir un peu plus les portes de la Poésie.